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La Maison-Blanche déboutée sur l¡¦immunité présidentielle

01/08/2008

Le président George Bush a subi une défaite jeudi, avec l¡¦arrêt rendu par un juge fédéral de Washington qui a estimé que les conseillers à la Maison-Blanche n¡¦étaient pas couverts par « l¡¦immunité présidentielle » prévue dans la Constitution et revendiquée par M. Bush pour ses proches collaborateurs. Ces derniers, a statué le juge John Bates, ont donc l'obligation de témoigner devant le Congrès.
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Harriet Miers devra témoigner devant le Congrès


La commission judiciaire de la Chambre des représentants, à majorité démocrate, cherche à entendre, notamment l¡¦ancienne responsable des services juridiques de la Maison-Blanche, Harriet Miers, et le secrétaire général de la Maison-Blanche Joshua Bolten, dans l'affaire du limogeage, en 2006, de procureurs fédéraux. Ces révocations avaient été perçues comme une « purge » politique et avaient abouti à la démission du ministre de la Justice de l¡¦époque, Alberto Gonzales.

Le juge Bates a évoqué, dans son arrêt, la règle édictée par la Cour suprême, qui réserve l'immunité absolue à des circonstances très particulières, concernant les affaires de sécurité nationale ou de politique étrangère. Donc, Mme Miers est tenue de se présenter devant le Congrès. Par contre, le magistrat n¡¦a pas précisé si Mme Miers et M. Bolten pouvaient invoquer le principe de l¡¦immunité présidentielle, une fois devant la commission judiciaire de la Chambre des représentants.

D¡¦autres conseillers du président Bush ont rejeté des invitations à témoigner émanant du Congrès, entre autre Karl Rove, l¡¦ancien conseiller politique et proche collaborateur de M. Bush. Les deux chambres du Congrès ont récemment recommandé qu¡¦il soit poursuivi pour outrage au Congrès.  

Karl Rove (file photo)
Karl Rove avait également refusé de répondre à la convocation du Congrès
M. Rove avait estimé qu¡¦il n¡¦avait pas l'obligation de se présenter, un argument dénoncé par les parlementaires comme n¡¦étant pas légal, aucune juridiction n'ayant jamais statué qu'un conseiller ou ancien conseiller du président puisse ne pas se soumettre à une convocation à témoigner du Congrès.

Selon la porte-parole de la Maison-Blanche, Dana Perino, l¡¦administration Bush n'est pas d'accord avec la décision du juge Bates et va étudier la possibilité d¡¦interjeter appel.

La présidente de la Chambre des représentants, la démocrate Nancy Pelosi, s¡¦est félicitée de cet arrêt. « C¡¦est une très bonne nouvelle pour quiconque croit à la Constitution des États-Unis, la séparation des pouvoirs et l¡¦équilibre des pouvoirs », a fait valoir Mme Pelosi.

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